40 m² au cœur du 5e arrondissement. À l’origine : un plateau de bureaux. Un WC, une kitchenette, et c’est à peu près tout. Mais aussi de belles moulures, des cimaises, une hauteur sous plafond généreuse.
Le potentiel était là. Il fallait juste tout réinventer autour.
La première contrainte, c’était la circulation. Dans un plateau nu, rien n’est défini, ni les usages, ni les flux. On a commencé par ça : poser une logique de déplacement avant de placer quoi que ce soit.
La cuisine s’ouvre sur le séjour et dialogue avec le coin repas. Le salon profite de la lumière traversante. Pour la chambre, on ne voulait pas cloisonner. Ça aurait écrasé l’espace et coupé la lumière. Une verrière installée en partie haute sépare les deux zones sans sacrifier le volume ni la clarté.
Les éléments anciens n’ont pas été effacés. Les moulures et cimaises ont été restaurées, prolongées sur certains murs. Le miroir d’époque a été repositionné côté salon. Il renvoie la lumière et donne de la profondeur à la pièce principale.
Salle d’eau avec grande douche, WC indépendant. Rien de spectaculaire, juste ce qu’il faut, bien placé.
Un plateau vide peut devenir n’importe quoi. La difficulté, c’est de décider ce qu’il doit devenir, et de tenir cette décision jusqu’au bout.
Révéler le potentiel d’un lieu, sans le dénaturer.





